C'était le 4 Février. Car pour leur Playing the Angel on tour DM ne passe pas a Strasbourg. Alors à l'occasion d'un week end de retour aux sources ...
Donc les vétérans du rock électronique font une escale chez Papa et Maman. Concert sold out. Nostalgie des magnifiques albums Music for The Masses, Violator, Ultra avec l'espoir de revivre l'emphase du magnifique album live 101.
Allez, soyons plein d'allégresse, probablement la l'un des meilleurs live de l'histoire du rock. Encore chez mes parents je me l'écoutais en boucle sur un magnétophone défoncé.
J'en avais déja eu un petit échantillon lors du Songs of Faith and Devotion Tour '93 bien qu'ils se produisaient sur scéne avec des chanteurs gospels. En fosse j'avais apprécié plus que tout autres un Fly on the Windscreen titillant a souhait.
Qu'en est-il presque 20 ans plus tard ?
Bon déja concert sold out. Impossible de trouver un billet pour les malchanceux qui n'ont pas anticipé. C'est avec un billet commandé sur Internet plusieurs mois plus tot que j'emprunte la queue qui s'étend devant la Halle. Quatre heures avant le début officiel. C'est l'Hiver, les portes sont encore fermées et il y a facilement déja 2 000 personnes. Ca laisse tout le loisir d'observer mes congénéres.
Bon globalement pour un groupe qui a enflammé les 80s on doit pas s'attendre a passer le concert a faire du body contact avec des teenagers en tee-shirt moulant. Déja il fait -5°C, tout le monde sautille dans sa doudoune en attendant la fouille. Trentaine minimum voire plus. C'est du revival. De ce que j'entends on est venu de loin, d'un peu partout en France. Il y a également quelques étrangers, des italiens et des anglais.
Aprés une petite demi heure on a accés à la salle : configuration des grands jours, une fosse, une grande esplanade et trois gradins. Chargés de bouquins et arnaché dans mon cuir je choisis celui du fond, premier rang. Confort de siége en plastique. Arf c'est l'age aussi parce qu'attendre plusieurs heures debout ca peut saouler. Bon la scéne est assez petite, il y a deux écrans géants. A l'usage je conseille de vivre ce concert dans la fosse. Un lillois s'installe a ma droite et sort son enregistreur DAT histoire de ramener un petit souvenir à la maison ... Le type a fait tous les concerts francais et quelques dates en Allemagne. J'échange la promesse de ne pas gueuler 'Martin !!!!! Martin !!!' pendant deux heures contre un CD de la bande. On a échangé nos coordonnées.
Cela dit, comme toujours a Tony Garnier, le son sera moyen et loin d'étre excellent. Les gars à la console on fait des miracles et sur la fin ca se passe bien. Une premiére partie au nom inconnu (c'était pas écrit sur le ticket), des New Yorkais, pas mal. Pendant que les roadies installent le matos de DM le programme sonore est pas trop mal non plus.
Bon et puis sa commence. Voici la set list qui apparait sur le site www.depechemode.com : Intro / A Pain That I'm Used To / John The Revelator / A Question Of Time / Policy Of Truth / Precious / Walking In My Shoes / Suffer Well / Damaged People / Home / I Want It All / The Sinner In Me / I Feel You / Behind The Wheel / World In My Eyes / Personal Jesus / Enjoy The Silence
Rappel #1 : Just Can't Get Enough / Everything Counts
Rappel #2 : Never Let Me Down Again / Goodnight Lovers
A peu prés dans cet ordre, il en manque peut étre. Martin Gore , déguisé en poulet sous H5N1, à la guitare emprunte le micro de Dave Gahan sur quelques titres (Shake The Disease en rappel acoustique et sur Home). D'ailleurs c'est sur ces deux titres qu'on a le plus d'émotion. Les deux vocalistes se rejoignent sur Goodnight Lovers histoire de dire que chez DM ils sont potes (on y croit à peine vu qu'ils se prennent tous les deux la téte depuis des années).
Fletch' est derriére ses claviers et un peu éclipsé, comme toujours, par les deux megastars. Sur scéne on a une batterie avec derriére un gars qui n'a vraimment pas besoin de faire du sport entre deux sets. Un clavier vient renforcer les rangs.
Le début est un peu difficile pour ceux qui ne sont pas familiers du dernier album. Un album d'ailleurs moyen. Pas de révélation sur ces titres là. Alors que l'excellent tournée Songs of Faith and Devotion donnait un éclairage sympathique sur un album percu a l'époque comme progressif. A part sur Precious ... Pour moi le concert a commencé à Policy of Truth. Pour le reste avec des titres et un son pareils difficile de se plaindre !!!
|
|
|
Mentions spéciales pour I Feel You et Personal Jesus dans des versions assez différentes de la version album. La guitare est donc mise en avant pour notre meilleur plaisir.
Un concert trés honnéte. OK nostalgie nostalgie mais quelques versions bien sympas. Et puis bon communier avec 15 000 autres personnes sur Everything Counts ou Never Let Me Down Again ca s'achéte pas, ca se vit.
@+, Bek



































Recent Comments