Ces derniers temps pas trop de posts. Because beaucoup de travail et un petit détour en Suéde (rien de spécial à dire sur Gotebörg à l'heure du metro-boulot-dodo chez Volvo Cars Company).
Mais ces derniers temps je suis pas mal allé au théatre. Comme le temps me manque encore un peu je me concentre sur la derniére et meilleure piéce vue dans le dernier mois.
Et cette piéce c'est 'long life' (longue vie) qui passe encore a l'heure actuelle au TNS à Strasbourg. Dans la petite salle Kablé du centre ville, un peu plus intimiste que la grande salle au théatre proprement dit. En fait pour ceux qui ne connaissent pas la salle Kablé est une annexe du TNS située assez loin du théatre, ne pas oublier donc de vérifier ou est "donné" le spectacle.
Sur le TNS et l'organisation. Comme toujours on n'a pas reconnu a l'entrée que ma réservation effectuée sur le web avait été enregistrée. Aprés une bréve anicroche verbale avec la personne à la réception j'ai finalement obtenu un ticket. Dix minutes plus tard on venait me préciser dans la queue que oui effectivemment j'avais bien le droit de rentrer puisque mon nom figurait dans une obscure liste de commandes issue d'Internet. Ca c'est pour le mauvais point. Pas dramatique certes, c'était Vendredi et la semaine de travail était achevée, mais quand méme a noter.
Ce qui est bien au TNS c'est qu'avant chaque spectacle on a un peu de temps. L'équipe du TNS en profite pour vous délivrer un petit livret sur chaque spectacle. Outre les grands classiques : liste des acteurs, propos et biographie du metteur en scéne, ... on trouve une petite intrdocution sur le spectacle ainsi que des textes issus de livres sur le méme théme. Ca permet de passer le temps utilement avant l'ouverture des portes. Alors on peut lire pour s'imprégner ou pas du tout pour découvrir avec un oeil neuf. C'est souvent assez utile de lire, pour situer.
Cette fois-ci on nous introduit la vie dans un appartemment communautaire de Riga en Lettonie. D'un appartemment de vieux dont la promiscuité est imposée par les choix économiques de ces pays en transition. Il est clairement dit que le gouvernement a sacrifié les pensions et retraites pour injecter les fonds nationaux dans le développement et la jeunesse (si ce n'est dans la corrutpion). Le texte d'introduction précise que ce que nous verrons présentera plusieurs points de vue, plusieurs subjectivités. Cinq personnages donc et aucun ne sera mis en avant, ni héros, ni bourreau.
Les portes de la salle s'ouvrent et un a un les spectateurs pénétrent dans la salle. Enfin tout d'abord dans un long couloir encombré bordés de murs aux couleurs désuétes sur lesquels sont déposés ou pendus des objets anciens. Un vrai petit appartemment de grand mére. Le style, l'esthétisme fashion a disparue pour céder le pas a l'utile.
On fait le tour pour aller s'installer dans la salle. On s'installe en se demandant pourquoi on nous a montré l'arriére du décor ... Nuit noire, tout est dans la pénombre. On entend un ronflement, des froissements de draps et on devine des mouvements. Plusieurs personnes assurémment. Et c'est le réveil.
Cinq vieillards, péniblement sortent de leur sommeil. Leurs lits, de simples matelas, l'un sur un lit de camp grincent. Il y a là deux couples et un homme seul. On devine, par le jeu de la mise en scéne, trois chambres, une salle de bain et une cuisine. On détaille petit a petit l'environnement pour constater que les objets sont omniprésents. C'est bien vrai, et dit dans l'introduction sur papier, qu'avec l'age on investi de sa vie et de la nostalgie dans les objets. Le logis est donc pauvre et encombré. Ils ne vivent donc que dans la promiscuité la plus totale. Alors que chacun lance sa routine du quotidien, avec des pas hésitants et chancelants on s'interroge sur leurs rapports. Ils ne se parlent pas et alors que deux protagonistes se croisent dans la cuisine pour le petit déjeuner on se demande si la vie commune ne les poussent pas à la haine.
Une fois habillé chacun vaque a ses occupations. Bricolage rocambolesque, courses en villes pour acheter des cigarettes ou des sardines, concerto pour poireaux. Inutile d'en décrire plus, la piéce est sans paroles juste avec des cris, entre le mime et le burlesque. Certains on peur de la mort (on confond sommeil et mort), d'autres expérimentent les lois de l'acoustique, d'autres encore savourent leur cigarette.
C'est donc bien vrai, méme vieux on a 20 ans dans sa téte. Pas de
critique sociale sur la situation lettone si ce n'est que trés
briévement sous la forme du sacro-saint flash d'informations suivi par
tous les pensionnaires de l'appartemment.
A voir si ca tourne prés de chez vous. @+, Bek


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