Je reviens un peu sur ce film vu il y a un petit mois. Le temps me manquait pour en dire quelques mots.
Bon d'emblée en venant je me posait des questions : comédie lourde ou pas ? Déja Jean-Pierre Castaldi en beauf à l'horizon n'engage guére. On sent poindre la bouffonnerie sans ame.
Il faut avouer que c'était la féte du cinéma (m'en fout j'ai un abonnement) et que Le Star de Strasbourg le programmait. Un gage de qualité. Quelques mots dans les Cahiers du Cinéma également. Ajoutons Carole Bouquet et une bande annonce pas si nulle que cela.
Nous voila parti. Féte du Cinéma oblige quelques racailles trainaient dans la salle obscure. Conversations, baillements appuyés. Il faisait chaud ce jour là et les animaux avaient trouvé une taniére climatisée à l'ombre ... ;o)
C'est presque le sujet du film d'ailleurs. Allons on va pas pousser sur cette thématique, bien évidemment ici on plaisante. Donc notre chére Carole Bouquet incarne une belle avocate divorcée dans la fleur de l'age. Les années sont aisément gommées par une belle robe et des attitudes expertes. Pour convaincre son auditoire de juges elle n'hésite pas à jouer de ses charmes. Un de ses clients, Jean-Pierre Castaldi, ne lui est pas insensible et en bon lourdaud la bombarde de fleurs. Elle lui céde un soir et doit supporter les ricaneries de ses deux enfants, deux adolescents, garcon et fille, lors du petit déjeuner rituel. Jean-Pierre souhaite s'installer. Elle lui intime un immense 'No Way'.
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Notre avocate gére des affaires d'immigration. Droit d'asile et dénonciation de logements insalubres constituent son lot quotidien. Justement elle recueille un architecte sud américain, certes génial et plein d'idées, mais un peu roublard sur les bords. Elle doit faire des travaux dans son appart'. L'occasion est là. Notre avocate est trop généreuse, elle accepte tout. Et notamment de commencer des travaux chez elle. Classiquement dans ce genre d'aventures : les devis sont a rallonge et les délais une notion floue et éthérée.
Tout tourne au vinaigre. Entre une équipe d'ouvriers incrusteurs et bras cassés qui retournent l'appart, son coeur d'or, une mére trop portée sur le Feng-Shui, son amoureux transi harceleur, elle ne sait plus ou donner de la téte. Vie privée en panne, enfants qui finalement lui reprochent sa générosité, affaires difficiles, tout tourne mal.
Elle sera sauvée avec à la clef une fable sur l'immigration en France. Terreau de notre culture désormais cosmopolite. Au delà du rire, enfin du sourire, une part moraliste. Malgré la présence des visiteurs innopportuns du Star ce jour là, j'ai adhéré sur le fond.
Ca se laisse voir.
@+, Bek




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