Voila une personnalité bicéphale. Ou plutot bi-ame. Agnés Michaux autrefois chroniqueuse sur Canal + (1) est aussi écrivain à ses heures. Réflexion et superficialité. Et tout cela depuis longtemps. Et mignonne et intelligente la donzelle : une poitrine généreuse et une thése sur Venise en poche.
Seigneur faites qu'un jour je rencontre un tel animal dans un train ou un avion afin que je puisses lui consacre ma vie et reproduire.
Bon, un de ses derniers romans, "Le Suaire", m'avait beaucoup plus. Facile à lire tout en présentant une intrigue sympathique, décalée et au fond assez portée sur la réflexion. Des moines, et notamment un chef de congrégation, rejouaient la passion du Christ dans une ville touchée par la peste.
Cette fois ci nous voila à Detroit (MI, USA). Un hasard complet avec ma propre histoire récente . Mais tout y est : l'ambiance de ville abandonnée frappée de plein fouet par la crise, le réve américain. Ca n'est pas la moindre des choses pour un roman d'étre au moins authentique, sinon crédible.
La petite Audrey arrive aux USA. Sa mére est divorcée d'un américain. Pas d'un richissimme, d'un simple ouvrier. Agnés nous transporte alors dans le Michigan ou on y croise des voisines qui se pomponne (merci, Agnés, de m'avoir fait comprendre un peu l'Amérique, dans l'avion, avant d'y poser le pied, les américaines doivent dépenser des fortunes en temps et en argent pour se refaire la facade). Et l'histoire est assez sympa. Les trentenaires s'y retrouveront avec les références au groupes new wave du début des 80. Ca me fait un peu rire parce qu'a Detroit avec mon collégue allemand on a vu une affiche pour le groupe allemand Kraftwerk en concert (en 2005 donc).
Un premier été puis plusieurs. On suit Audrey pendant quelques années dans sa découverte de l'amérique et des relations humaines. Deuils, amours contrariés. La premiére phase du roman, le premier séjour est trés agréable à lire. Malheureusement j'ai un peu décroché par la suite. Au niveau des références c'était dans le mille pour moi mais je pense pas que quelqu'un de 60 ans qui lirait le roman serait dans son élément. Ca fait partie du jeu et sa participe un peu au ton ambiance "Canal" / rubrique "Sortir" de Libération.
"Le Suaire" était en cela plus accessible. "Stayin' Alvie" est un peu en dessous tout en restant largement lisible. Le roman serait en partie auto-biographique, j'aimerais qu'Agnés nous en dise un peu plus à l'occasion. En attendant ses prochains romans ou en pistant ses anciennes productions.
Merci Agnés tu es magnifique en plus. Etre et paraitre en méme temps ? bravo.
@+, Bek
bande son : "Grammy's 2001 mix" - Moby feat. Blue Man Group
(1) Comme je n'ai toujours plus de TV j'ignore si NPA existe encore.

























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