Bon ben c'était à la base pour continuer sur un des thémes de lecture de l'année : l'exploration de l'univers et notamment du systéme solaire. Donc aprés Titan, c'était le tour de Mars. En attendant les autres.
Et celui qui nous guide cette fois-ci c'est un journaliste scientifique, Oliver MORTON. Le propos s'articule autour de la notion de carte et d'exploration. Mars est finalement trés connu. Presque toutes les semaines les sattelites autou de Mars envoient de nouvelles images à l'European Space Agency (ESA). Il y en a une en milieu de note. Soyez patients.
Bon donc ca commence assez loin dans le passé avec des premiéres cartes dues à Schiaparelli qui avait cru voir des canaux concus par d'hypothétiques martiens. Puis les missions spatiales Mariner en grand nombre. Beaucoup échouérent, comme c'est le cas d'un trés grand nombre de missions vers Mars. Pas trés loin de chez nous, enfin tout est relatif, mais difficile de s'y poser ou de se mettre en orbite autour.
Parmi les premiéres cartes construites par des scientifiques, une issue d'un transfert de données en '0' et '1' (en noir et blanc quoi) et griffonée à la main par les ingénieurs de la tour de controle de la mission spatiale. Trop pressés d'attendre la synthése. Donc la premiére carte transmise par un sattelite était une sorte de damier sur une ramette de papier d'imprimante à aiguille. Les choses s'améliorent ensuite. Des cartes 'interprétées' ou chaque détail est dessiné avec des effets de perspective. Un mi chemin entre un travail d'artiste et l'interprétation d'un géologiste.
Bon en nous relatant tout cela l'auteur évoque la topologie martienne. Des montagnes géantes (Olympus Mons) à la présence hypothétique d'une mer ancienne désormais asséchée. Mars est proche donc on connait assez finement sa géologie, son atmosphére. Une carte assez compléte est la suivante (MOLA database 2001, un planisphére avec info sur la constitution des terrains, de belles couleurs) :

Bon il y a eu aussi quelques exploreurs. Les massives sondes Viking dotées de caméra qui nous ont montrées Mars plus rouge qu'elle n'était. Entretenant ainsi la légende de la planéte rouge. Puis le robot Sojourner. Et Spirit et Opportunnity qui n'arrétent pas de ne pas s'arréter. Initialement prévus pour trois mois ils sont encore à se balader la haut. Le site de la NASA nous en parle tous les jours. Le staff technique s'amuse même à faire faire des dérapages aux buggies.
Quelques échecs quand méme. Des sondes fracassées ou qui se sont perdues. L'auteur aurait pu s'arréter là mais il va plus loin. Presque trop. Sur les chapitres consacrés à l'avenir de Mars il perd un peu de temps a disserter sur l'esprit de conquéte américain et sur la notion de frontiére. La conquéte s'arréterait à la frontiére. Hier c'était celle du désert mojave. Aujourd'hui c'est Mars. Avec la volonté de Terra-former ou mieux de créer un revival de l'atmosphére martienne. Pourquoi pas. L'intention est louable.
Ca reste tout de méme le passage le moins interessant du livre. A la limite soporifique. Dommage. On a tout de même un bon document sur la géographie martienne, la facon de travailler des scientifiques ainsi que pleins d'anecdotes sur ces hommes (et femmes) qui font l'astronomie. A ce titre c'est aussi interessant. Bien qu'on se perd vite avec tous ces noms et ces trajectoires de vies.
En anglais.
Voici une des derniéres images de l'ESA comme promise :

@+, Bek









Ca y est je viens juste de rentrer, dans quelques jours un petit topo sur les rencontres, les balades, les visites, l'atmosphére et les restaurants. Un standard de vie hyper cheap tout en restant de trés trés bonne qualité, un peuple trés amical, une architecture et des sculpteurs excellents.
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