Tous les matins c'est souvent comme une litanie. Un décompte, de morts, dans un attentat en Israel ou lors d'une bordée de représailles de soldats colons. C'est désormais, il faut bien l'avouer, complétement désincarné. Arithmétique morbide, quotidienne.
A la radio on n'entends pas les pleurs d'une mére et on ne sens pas le souffle brulant d'une explosion. Le conflit Israelo-Palestinien, pour un occidental comme moi, n'a pas un sens trés précis. Sans finalité. C'est un ressenti, un témoignage.
Des italiens sont allés fimés cette chronique de cette guerre larvée. A la facon d'un docu-fiction. On raconte que l'auteur voulait filmer en temps réel. On l'en a dissuadé. On comprends qu'il y a de quoi. Le documentaire est à la mode, tout comme la mondialisation. Et on trouve ici un éniéme (cf. les critiques précédentes de ce blog) point de vue sur l'Alleuirs et l'Autrement.
Palestine, donc. Un palestinien qu'on devine lettré, presque bourgeois, vit tranquillement avec sa famille. Dans une maison. Un jour une escouade de soldats israeliens l'investissent. Apparemment, ce qui nous surprend en tant que spectateur, c'est que c'est un fait courant, voire commun.
Le pére palestinien refuse de partir, et impose à sa famille de demeurer chez eux. Aprés tout finalement c'est chez eux. Les israeliens n'ont pas tout les droits. D'ailleurs ils sont en terrains enemmis. Ils sont par contre conquérant et instituent des régles. Zone A : le salon ou la famille peu rester et dormir. Zone B : celle des lieux communs comme la cuisine et enfin Zone C : l'étage, annexé par l'escouade et interdit à tout autre personne.
S'en suit un huis clos rythmé par les alternances jours nuits. Le pater familiae reste pour montrer à ses enfants qu'ont peut conserver sa dignité. Sans lutter, simplement en montrant qu'on est là et en attendant que les évenements se passent. Chaque menbre de sa famille réagira à sa maniére. L'un par l'action terroriste, l'autre par la dépression. La femme par une relative incompréhension face à son mari et à une forte angoisse (on reconnait l'actrice qui jouait la mére dans Mon Trésor). La fille qui transgressera l'Interdit de l'étage pour y établir un lien de compréhension avec un soldat. Pour se comprendre, c'est à a dire réaliser ensembles, que les sentiments de perdition, d'interrogation et de ras le bol face à la guerre sont partagés. La 'rencontre', dans l'entrebaillement d'un placard, ajoute une dose de suspense à un film qu'on pourrait penser statique à premiére vue à la lecture du scénario.
La société palestinienne vue sous le joug d'Israel est reconstruite via ces archétypes. L'issue, fatale (révée ?), étant le résultat d'un acte juvénile et minoritaire. Filmé simplement, un peu brouillon parfois techniquement (gros grain), on passe un bon moment de réflexion avec ce film a priori difficile.
Excellente interprétation pour les acteurs jouant le pére et la fille de la famille palestinienne.
@+, Bek

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