En sortant du ciné, en franchissant les Halles et les bords de Seine, avec Alex, on décide d'aller à la Sainte Chapelle. A coté de la Conciergerie sur l'Ile de la Cité. En plein coeur de la Capitale.
Le lieu est réputé pour sa beauté ainsi que pour les concerts de musique classique qui peuvent s'y produire. Toutes les personnes avec qui nous avons eu l'occasion d'en discuter m'en on conseillées la visite. Pour la musique, sachez que la chanteuse Björk a eu l'occasion d'y donner un récital. Aprés réflexion, compte tenu de l'éxiguité des lieux, le public devait être trés restreint. Sauf erreur de ma part (source mnémonique le numéro des Inrocks spécial publié lors de la sortie de 'Vespertine') c'était un concert avec choeurs et instruments classiques. Aprés ce que vous allez voir ci dessous vous comprendrez qu'en ce lieu il n'est pas question de balancer des basses jaillissantes depuis des enceintes surchauffées.

En arrivant aux abords du batiment, on apercoit un struture élancée qui s'échappe au delà des grilles du Palais de Justice. Ce qui explique que le controle de Police à l'entrée est assez important (détecteurs). Tout cela dans la cordialité. Il est 13h on est un Samedi et il faut bien attendre une petite demi heure avant d'accéder à la caisse. Une queue qui serpente jusque dans la cour, trés polyglotte. On vient de loin pour admirer ce bijou d'architecture.
On discute un peu dans la queue, les gens sont assez sympas. La plupart des étrangers ne comprennent pas le sens de la queue. Mais tout ce monde est assez bien discipliné. Et cette attente n'est pas si désagréable. La belle dame se fait désirer. En observant les murs extérieurs de ce joyau de l'art gothique on constate qu'il y a une surface aussi importante de vitraux et de pierres. Les murs (à ce niveau on parle presque de colonnes) sont trés peu larges. Plusieurs contreforts ont été aménagés afin de soutenir l'ensemble. Mais quand même la conception n'a pas du en étre simple. Surtout à cette époque d'obscurantisme ou l'Humanité était sans Science. Les ouvertures nombreuses ont donc des formes assez variées. Malheureusement on ne peut voir facilement les tours et les fléches que depuis la rue. L'ensemble de la construction étant situé dans une cour intérieure. La file avance, on achéte nos tickets. Le prix d'entrée est de 6 euros, autant que je m'en souvienne. Cette note est rédigée une bonne quinzaine de jours aprés la visite. C'est correct compte tenu de ce qu'il y a à voir à l'intérieur et des trés probablement élevés frais d'entretien.
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En guise d'introduction au site voici la documentation fournie au visiteur sur des présentoirs. Plutot assez détaillée et sans excés. Pour l'instant la Sainte Chapelle n'est donc qu'infos, papier, et vieilles pierres.
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Les statues ornants le linteau à l'entrée sont déja assez bien dessinées. Trés finement avec des scénes issues de l'iconographie chrétienne, of course. Elles sont trés bien entretenues et blanches comme au premier jour. Aprés le contrôle des billets on rentre dans l'enceinte.

Et là c'est un véritable choc. En fait avec Alex on est directement monté dans la salle haute dans un premier temps pour redescendre. Le visiteur lambda commence logiquement par le bas. C'est un peu indifférent l'ordre de visite. Les ambiances de couleurs sont trés différentes. Vous pouvez d'ailleurs le voir sur ces photos, plutôt des couleurs chaudes en bas et froides au deuxiéme étage. Le point commun c'est la décoration des voutes, les fleurs de Lys notamment. Les espaces aussi n'ont rien à voir. En bas on se sent trés à l'étroit. Avec un plafond relativement bas. Un peu comme dans un caveau. Il y a un autel au fond de la piéce et diverses décorations (avec pierreries). Parfois elles ne sont pas trés jolies parce qu'avec un peu trop de couleurs. Un peu chargées.
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Par contre tous les piliers sont délicieusement peints. En rouge avec décorations trés pointilleuses. Beaucoup de détails sur lesquels ont peu s'attarder longuement. Le secret de la stabilité de l'édifice est là : beaucoup de piliers au sous sol pour soutenir les vastes ouvertures du deuxiéme étage.

Ce 'vasistas' est visible sur les photos de l'extérieur. On voit bien qu'entre dedans et dehors ca n'a rien à voir. Les deux tonalités principales pour les vitraux sont le rouge et le bleu. Elle décrivent des scénes de la Bible. Cette salle est assez sombre et donne une impression de dédale ou autre labyrinthe. En tout les cas rien que pour cette premiére salle la visite est trés interessante. Ensuite on peut monter les escaliers. Escaliers en colimacon assez court. Dommage que l'on ne peut monter jusqu'en haut pour observer le point de vue sur Paris. Enfin avec le nombre de visiteurs qui parcourent les lieux ca me semble peu aisé d'en ouvrir l'accés.
En gravissant les derniers degrés de pierre on surgit dans la salle haute. C'est encore plus beau. La hauteur sous plafond est d'une bonne dizaine de métres. A intervalles réguliers des lustres pendent du plafond. Ils ne font qu'ajouter à la clarté des lieux. En effet, ici l'éclairage est presque naturel. Bon j'exagére ;o). Enfin tout simplement pour dire qu'on se retrouvent dans un espace complétement illuminé par les vitraux. En transparence, avec la lumiére du jour qui pointe c'est magnifique. On peut s'asseoir. Ca permets de ne pas s'évanouir car on peut en oublier de respirer.
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C'est d'ailleurs dommage de ne pouvoir tout voir. Il faudrait un échaffaudage. Comme détaillé dans la documentation on a devant nos yeux toute l'histoire de la religion chrétienne : La Genése, La Passion, etc ... dans les moindres détails. Tout est vraimment là. En face de l'entrée on a un autel, là où devait reposer les reliques. Pour chacun des piliers entre deux vitraux on a un des apotres qui est posé. Quelques un ne sont pas clairement identifiés. On reviendra un peu sur les détails dans la suite mais bon, il faudrait y passer des heures.

Et tout cela est percu sur un mode dynamique. Ce jour là le ciel était beau, parfois entrecoupé de passages nuageux. En se reposant quelques minutes et en attendant les éclaircies on voit les vitraux s'animer. L'expression raie de lumiére prends ici tout son sens. Ca permets d'expérimenter les possibilités offertes pour la prise de vue et les réglages.
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Derriére nous une grande rosace. Le visiteur ne peut que la saisir en se retournant. C'est le sens de la visite imposée par les lieux. Un nouveau saisissement. En se posant quelques instants et en laissant son oeil se promener on distingue de nombreuses couleurs. Et des thémes d'adoration, des fidéles et des saints.
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Je ne savais pas que les anges étaient gay-friendly, enfin la fin de la polémique sur le sexe des anges ?
@+, Bek
Bande son : Béla Bartók - Microcosmos vol. 1 (32-36)

















































































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