
Ca y est je posséde enfin un nouveau permis de conduire, un duplicata. Terrible l'attente à la Préfecture de Police de Paris. Récit. Bon déja en arrivant à la préfecture (vers 13h) il y a des barriéres, des barriéres pour canaliser la population des entrants. Et personne ne sort. Tout le monde veux rentrer. Donc une petite queue de 20 personnes, 5 minutes d'attente (ca n'est que le début).
Pour rentrer c'est comme à la banque. Il y a un sas. On accepte les visiteurs par paquets de 10. Deuxiéme paquet pour Bek. Un bouton d'ascenseur sur la porte d'entrée. Le verrou électronique se relache, on tire la lourde porte. 10 personnes s'entassent dans le sas, il y a juste la place. La porte d'entrée se referme. Re-verrou électronique. Un signal lumineux annonce que l'on peut enfin rentrer dans la salle. Ensuite c'est le sas rayons X. Chacun son tour.
Tout ca pour rentrer dans la Banque de France ? non à la Préfecture de Paris. Premiére rigolade : l'entrée aprés l'acceuil donne sur une grande cour ou son garées pleins de voitures de flics. Y a pleins de flics partout. Et malgré tout cet arsenal digne d'une forteresse il y a deux racailles qui fument un joint dans la cour. Délire.
Pour les piétons le chemin est indiqué. En fonction de ce que l'on souhaite (Visas, Permis, ...) on prends une des portes d'entrée sur le chemin de ronde. Il s'achéve en face de l'entrée par un grand panneau SORTIE vert sur fond blanc.
Bon donc je rentre dans la salle 'Permis'. Et là un nouveau choc : Elle est comble. Au moins 75 personnes qui attendent. Comme à la boucherie on prends des tickets. Ici c'es écrit 502. 502 notez bien.
Donc le cheminement normal dans les méandres de la présente administration commence par l'accueil. Donc on se présente. La nana plus toute jeune au ton irascible m'indique (ce qui n'était pas indiqué sur le site Internet de la Préfecture) que j'ais bien touts les papiers. Mais qu'il me manque la photocopie de mon attestation domicile. Donc je ressors. La préfecture a quand même prévu d'installer deux photomatons, un bloc de changement de monnaie automatique, deux photocopieuses. Dans le cas contraire vu le nombre de personnes qui font la queue pour avoir un permis et qui ne possédent pas toutes les piéces on nagerais en plein délire ou émeute. Et les policiers qui glandent dans la cour auraient de quoi faire.
Donc je remplis le papier ou est agrafé le numéro, le numéro (roulement de tambour) ... 567. Ca promet. En plus ils ont tout prévu. Uniquement 25 siéges dans la piéce. Tout est sous-dimensionné. Uniquement deux bureaux ouverts. Aprés 5 minutes on est toujours au numéro 502. Il est 13h47.
Gasp. En plus je vous explique pas la galerie de personnages. Grosso modo, trois cas : les jeunes qui récupére leur brand new driving licence. Les comme moi qui font faire des duplicata. Et les étrangers qui se font convertir leur permis. Donc le numéro 502 c'est un malien qui vient dans ce sens. Qui est réfugié politique. Bien sur la France est une terre d'acceuil etc. Rien à redire, mais franchement est-ce bien utile de laisser aller à un même guichet des dossiers vite expédiés (les newbies du permis et les renouvellement) et des beaucoup plus longs ? En plus le type a déposé un dossier ici fin Septembre, un dossier complet. Il vient juste demander ou en est son dossier et il s'attarde en racontant sa vie. Alors qu'on lui a dit (et ce que l'on entendra avec tous les gens qui passeront ensuite) que le délai d'attente pour ces dossiers là est de 6 mois.

Du délire. En attendant, sur les conseils du chef du grand constructeur automobile francais ('un bel ouvrage sur le sens de la perception de la réalité') et d'Immature je me plonge dans un nouveau livre à lire. "Alice au Pays des Merveilles" de Lewis Carroll (de son vrai nom Charles Lutwige Dodgson). Vu que l'attente est longue on en lit facilement une centaine de pages (aprés s'étre calé dans un siége acquis de longue lutte). Lewis Carroll nous apprends la préface était gaucher, bégue et bibliothécaire puis professeur d'université. Alors qu'il travaille dans une bibliothéque et se passionne pour la photographie il se lie d'amitié avec Alice Lidell et deux autres de ses soeurs. Ca sera elle qui lui inspirera le récit onirique d'Alice.
Comme image mentale avant d'entamer l'ouvrage ? Uniquement le film de Walt Disney que je n'ais toujours pas eu la chance de voir complet. D'ailleurs ce qui est intriguant c'est qu'en fait il n'y a pas qu'un unique conte 'Alice au Pays des Merveilles' mais tout une série (d'où le titre 'Tout Alice').
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Alors que les numéros s'égrenaient (étions nous alors dans cette piéce de la Préfecture de Paris des lapins chronophages en clapet ???) c'est 'Alice sous Terre' qui nous distrayait. Alice suit un lapin habillé à travers son terrier. Elle tombe. Boit, mange (a creuser pour les éxégétes cette omniprésence de la nourriture). Rapetisse, grandit. Rencontre un Bombyx. Et joue au croquet. Avant de se réveiller. En cadeau une petite page qui m'a amené un large sourire. Ainsi que quelques illustrations de John Tenniel qui, bien avant Disney, a imaginé l'aspect des personnages du roman.
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Et les 2h30 d'attente passérent finalement rapidement. A 15h45 j'avais mon nouveau permis. Laissant une salle encore comble d'environ 75 personnes ...
Juste le temps d'aller changer mon A/R retour sur Lyon afin d'aller avec Nadége visiter une expo à Beaubourg ce vendredi soir. Retour en capitale des Gaules. A lundi pour un panorama du we.
@+, Bek
Bande son : Depeche Mode - Useless (Remix)







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Posted by: Eugénie | Oct 08, 2004 at 20:35