Avec les week ends à rallonge (vive les vendredis en congés payés), c'est toujours pareil, les lundi sont délicats. En plus que Cécile m'a manqué tout le week end, que d'inquiétudes. Finalement j'ai peur qu'elle me quitte (cf. plus loin).
Et ca a trés mal commencé. Déja tout le week end je n'ai cessé d'éternuer. Et toujours pareil, en se mouchant pas de reliquat. Une irritation du nez ? Non apparemment c'est un sacré mal de george. Ca t'apprendras à dormir la fenétre ouverte. Donc réveil trés difficile. Il fut un temps ou motivé on partais de la Gare du Nord dés l'aube (6h30 même en hiver). Désormais le lever c'est à 7h20, voire plus. Juste le temps de relever des mails et faire un petit tour sur VideoPoste pour checker l'état des finances.
Donc journée classique bien qu'émaillée d'une foultitude de clins d'oeils. Est-ce qu'on vit la même expérience de la Vie ? Ca ne vous arrive jamais d'avoir de l'Intuition ? Vous pensez de facon floue à quelque chose et hop !! ca se produit.
Tous les matins que Dieu (s'il existe) fait je me rends de chez moi (devinez ...) à la station Chatelet Les Halles. Accés par la rue Rambuteau. Tous les matins il y a un SDF qui fait la quéte et harangue la foule. C'est un peu le rdv quotidien. Pas un SDF pouilleux. Un mec plutot habillé simplement mais proprement. Y a des fois un de ses potes plus vieux et un peu moins net qui l'accompagne de son regard adossé contre un mur. Des fois je lui dis bonjour, il m'est arrivé de lui donner deux euros. Un matin d'un jour enthousiaste ou la Suisse m'appelait. Un autre matin un gars l'a branché, "Tu m'insultes et tu veux que je te lâche un euro, tu me prends la tête tous les matins". En ce moment la plupart du temps, je l'ignore. On s'ignore même il préfére taxer les gens qui donnent réguliérement.
Ce matin ca allait. Pas encore trop froid ni trop humide. Le parcours est immuable. Comme ca faisait pas mal de temps (3 matins donc, vous suivez ?) que je n'avais pas fait ce parcours ca me sortait un peu de l'ordinaire. Et en pensant à ce SDF que j'allais voir je me suis dit, dans un élan de méchanceté. "Ah il va encore me prendre la tête, ca serait bien que les flics passent pour une fois". Et là je vois une escouade de 5-6 poulets. Finalement je ne sais si il a été inquiété, car comme tous les matins je trace.
Et aujourd'hui plein de monde. Donc le rituel est immuable. Coup de chaleur en pénétrant dans le RER aprés une petite marche d'une dizaine de minutes. Merci le déodorant pour garder contenance. Ce qui me saoule dans le métro/RER ??? être assis à coté d'un gars qui pue. Ca arrive souvent. Heureusement aujourd'hui j'ai esquivé un gars qui passait là aux tourniquets et dont les relents ont faillit me faire vomir. Et généralement quand on ne peut pas s'asseoir, ce qui redevient la régle en cette période post-estivale, je mate un peu ce qui se fait comme beauté du métro. Ce matin c'était plutot moyen. Alors ca varie des fois c'est plutot les 18-25 ans en street wear, en ce moment mon coeur me porte allégremment vers les 35-40 ans élégantes. Pas trop de problémes jusqu'à la Défense. Sauf un mec qui se croit chez lui, un de ces grisonnants avec des attaché case. Style chef de service ou employé supérieur. S'excuse même pas le gars.
Ensuite arrivée à 8:13 (c'est précis comme toujours) sur le quai. Le train pour Versailles passe à 8:24 en ce moment. Pas de siége libre. Merde. Toujours mal à la george. Bon je déplie Le Monde et je commence à lire. Les francais et l'Epargne. Un bon article sur ce qu'ils font de leurs bas de laine. Une stat' en passant : 7% des francais ont plus de 450 000 euros (> 3MF) d'argent à gauche. La politique internationale est passée rapidement, un attentat à Djakarta ayant pour cible l'ambassade d'Australie. Encore une histoire de terrorisme. On va y revenir.
Le train arrive. Je me trouve une place en face d'une teen ni belle ni moche. Pas de quoi reluquer. En plus elle m'empéche presque de m'asseoir, ces pieds me géne. Discrétement, comme dans une guerre de tranchée je la poussote un peu. Ca y est la place est là. On continue la lecture du journal. Rien de lu qui ne me revienne à l'instant. Toujours mal à la george.
Hop, le bus vers le fabricant d'autos (private joke). En arrivant à la gare (une des 3, quizz à dix euros : c'est où ??? devinez, si vous êtes une nana et que vous avez trouvé je vous invite dans un bon resto sur Paris), je pense à mon pote Karim qui, parfois, plutot que de prendre le bus du fabricant d'autos, prend le bus en question. Et voila que Karim surgit pour venir s'asseoir à mes cotés. Donc on tape la convers', je lui raconte mon we : visites d'appart' s à Strasbourg, etc etc ... Trés content de le voir, un peu triste en sous main de le quitter. Il me raconte le sien. C'est un peu comme dans la cour d'école entre deux cours. Sympa en tout cas.
Arrivé au boulot. Alors en ce moment comme c'est une période de préavis de dem' pour moi. Des fois ca m'emmerde d'aller bosser. Des fois c'est les vacances. Ca dépent. En plus la semaine derniére je me suis pris la tête avec un collégue ingénieur. Deux ans qui me saoule avec ses remarques sarccastiques (2 c ?). Donc la semaine derniére, hop je lui envoie en pleine téte ses 4 vérités. Je suis 'un con', lui, 'un emmerdeur'. Depuis silence radio. J'annoncais un 'Bonjour, Bonsoir et c'est tout'. Ce matin j'essaie donc d'étre plus agréable. En plus malgré le mal de george, la rencontre avec Karim m'a plutot mise de bonne humeur. Il surgit au bord du couloir : je l'attends pour le saluer plutot que m'attabler direct sur la WorkStation. Il me sert la main et un simple bonjour. Style : tu veux parler ? je t'ignore. Quel connard. Son surnom dans mon crâne ? "Neurd Nico"
Donc ca me prend la tête of course. Heureusement il y a mon petit stagiaire, Aurélien, cinéphile à ses heures avec qui on peut se lancer dans quelques échanges. Lui c'est en fin de semaine qu'il file. Dommage. Aujourd'hui pas rasé ca me donnait un sacré look. Allez ca change.
La journée se déroule bon an mal an. En ce moment le chef sort de l'hopital et apparemment il a prolongé un petit congé maladie. Donc c'est plutot cool. Dans l'aprés midi Cécile m'envoie un SMS trés poli, trop poli. On dirait qu'il y a de l'eau dans le gaz du coté de la Suisse. J'attends son coup de fil comme elle me l'a promis au moment ou je rédige ces lignes. Je suis dans un état d'angoisse (d'abandon) important quand je parcours son SMS. Je suis attaché à elle, c'est manifeste.
A 17h, d'un coup d'un seul on s'esquive avec Karim. Ces derniers temps j'avais toujours peur d'oublier mes clefs. Arrivé prés de Pont de Sévres, le portable sonne. C'est Benoit, un autre collégue (ultra soft lui) qui m'appelle : "t'as oublié tes clefs sur le bureau de Géraldine". Putain de merde. Il propose de me les apporter, comme il pleut à grosses gouttes je me dis chouette.
Donc j'attends dans la station de métro, juste devant les tourniquets. Là je pense deux choses : "tiens si je mourrais aujourd'hui comme ca, conemment ?" et le deuxiéme truc. Attention accrochez vous bien, c'est ce genre de délire qui me passe dans le cerveau. Donc je me dis : "Benoit va arriver au loin, comment se fait-il que je le reconnaisse spontanément ? Oui, aprés tout ce n'est d'abord qu'un amas de taches colorées sur ma rétine, dans un premier temps indistinct puis qui se transforme en quelque chose de net et d'unique". Il faisait super froid dans la station. J'avais toujours mal à la george.
Il est arrivé, m'a délivré de mon attente, je ne l'ais pas vu venir (merde pour mon expérience live de Gelstat Theorie). Ouf, ca se finit pas si mal. Petite discussion sur l'immobilier à Strasbourg. Ensuite il descends et hop plongée dans la lecture du livre en cours "Partouz" de Yann Moix.
Ta da dam ... Je vous expose un petit apercu du bouquin (deux formats et du 4éme de couv'). Un petit coup de zoom est conseillé pour lire les petits caractéres. D'ailleurs ce genre de merde de double couverture. Vous savez en plastique ou en carton qui s'abime et se salit rapidement. Et qui en tout les cas et plus handicapant, parce qu'elle glisse, que n'importe quoi pour lire un livre dans le métro. En plus elle est vraimment merdique. La typo est directement pompée sur "Podium" du même auteur. La typo du film, pas lu le livre (ni vu le film). Je vous montre la chose si des fois ca vous dit de jeter vos yeux dedans, et en prime une photo de l'auteur (je l'imaginais plus vieux).
Bon bref l'histoire. C'est celle d'un gars, un pauvre type qui traine avec des copines dans une boite à partouzes (d'où le titre). Ces boites échangistes ou on se monnaie soi et sa copine comme de la viande pour assouvir ses pulsions les plus basiques. Le narrateur est pote avec Mohamed Atta, le team leader des attentats du World Trade Center. Vous situez ??? Bon comme les fanatiques islamiques sont "promis à un paradis peuplées de vierges qui leurs sucent la queue", je cite (le Coran probablement pas, Moix for sure). He bien le fanatique Atta accompagne par la pensée le partouzeurs à travers ses exploits. Ca a des accents de Houellebecqu. Un peu comme un prolongement des "Particules Elémentaires" ou de "Plateforme". L'idée de base c'est que c'est suite à une déception sentimentale à la face que l'étudiant est devenu un des terroristes les plus connus de la surface du globe. Sexe et September-11 avec ces thématiques on a 90% du programme TV. Bravo Moix. Ca surfe sec sur la vague commerciale. Donc j'étais en train de lire ca sur mon fauteuil de métro entre Michel-Ange Molitor et Havre-Caumartin. Me prétant à réver, pas du tout honteux qu'une jeune fille complice s'intéresse à mes lectures. En bonne connaisseuse.
Tenez je vous en donne même un petit extrait, l'endroit ou je me suis replongé dans ma lecture. Si ca ne s'ouvre pas entier dans votre navigateur s'est presque tant mieux. Ca vous donne un paercu rapide. Pour l'instant mon jugement : ca se lit vite, pas trés merveilleux. Racoleur largement, surfe sur la vague du porno chic. Donc je continue ma lecture. Et à Havre-Caumartin, d'habitude correspondance pour la ligne 3 (vous avez toujours pas deviné ou j'habite ?). Mais aujourd'hui pas possible.
En effet : accident voyageur grave en station Opéra, trafic interrompu. Tiens tiens je pensais à la mort qui rôde, la voila. Donc je rentre en RER A jusqu'à Chatelet, il pleut des trombes d'eau.
Pour finir ici le récit avant que Cécile n'appelle. He bien ils ont évacué le mort/blessé ??? à Chatelet sortie Rambuteau. En sortant de l'entrée il y avait une foule immense sur les escaliers. Des gens qui regardaient le cadavre (??) emmitouflé dans une couverture de survie. Bon je veux bien croire qu'il pleuvait et qu'on cherche un abri dans ces circonstances. Mais bon là c'est vraimment moyen. Franchement on se serait cru dans un show TV reality.
J'ai esquivé tout ce beau (non sale !!!) monde avant de rentrer au bercail. Quel lundi !!!
Toujours mal à la george.





la gestalt theorie le cauchemar de mes années universitaires.......Là on prend un coup de vieux.
Posted by: Tigerlily | Sep 13, 2004 at 23:37
Bonjour,
J'interviens ça et là a la recherche d'ecrits concernant cette "chose" qu'a pondu MOIX.
Je l'ai lu tardivement et lemoins qu'on puisse dir , c'est que j'aurai pu carrement éviter de le lire.
On peut en parler la : libragora.net
Posted by: inkie | Apr 01, 2005 at 20:55